Il était une fois un médecin gallois appelé Edward Bach lequel se consacrait à la bactériologie. Convaincu que la maladie, tant psychique que physiologique, provenait du patient même, il considérait donc les maux comme produits de mauvaises habitudes. actions erronées ou pensées négatives. Il acquit de même la certitude que le patient pouvait guérir en voyant la vie autrement.
Il avait 35 ans lorsqu'un docteur lui annonça qu'il ne lui restait plus que quatre mois de vie. Il devint évident pour lui qu'il devait consacrer ce bref délai à chercher dans la nature même les remèdes aux maladies et malheurs. Il "découvrit" 38 fleurs distinctes, chacune avec son rôle et son patron précis. C'est le système des
Fleurs de Bach dont chaque flacon contient l'énergie d'une fleur.
Il existe en outre un flacon additionnel, le remède d'
Urgence (
Rescue), très populaire pour sa grande effcacité en cas de choc et de stress. Bach le créa en mélangeant cinq fleurs de son propre système: la
Cherry Plum (
Cerisier), la
Rock Rose (
Héliantème), l
'Impatiens (
Impatience),
Clematide (
Clématite) et
Star of Bethlehem (
Etoile de Belen).
Rescue existe aussi en spray ou en crème. Actuellement, on ajoute une sixième essence à la pommade, la
Crab Apple.(le
Pommier Sauvage) afin de traiter les problèmes de peau.
Passionné par ses recherches, Edward vécut 15 ans de plus, démontrant ainsi la véracité de sa théorie. Il aida maints patients et écrivit sur les thèmes de la maladie et de la guérison.
En ce qui concerne son système, que je vous présenterai dans les articles, il se divise en sept groupes:
1) la peur
2) le désespoir
3) l'incertitude
4) la solitude
5) le manque d'intérêt pour le présent
6) la préoccupation pour autrui
7) l'hypersensibilité
La méthode de fabrication est très aisée et totalement naturelle.Il s'agit, en fait, de cueillir la fleur et de la déposer dans un récipient transparent avec de l'eau de source et de la laisse reposer au soleil de midi quelques heures. On filtre ensuite le liquide et on le conserve avec un peu de cognac.
Si vous lisez les descriptions de Bach, il peut sembler que certaines fleurs ont le même rôle. Ce qui les différencie en général, c'est le groupe dans lequel elles se trouvent, c'est-à-dire le motif derrière le symptome. Par exemple,
Olive (
Olivier) et
Hornbeam (le
Charme) traitent toutes deux l'épuisement. Néanmoins,
Olive appartient au groupe de manque d'intérêt pour le présent (elle connecte donc le patient avec la réalité au-delà de l'epuisement) tandis que
Hornbeam est une fleur d'incertitude de celui qui doute de ses propres forces et est, par cela même, fatigué.
De même, des essences telles que
Honeysuckle (
Chèvrefeuille) et
Walnut (la
Noix) favorisent l'adaptation et les ruptures avec le passé. Cependant, alors que la première rétablit l'intérêt pour la situation présente (évitant la nostalgie) , la segonde soigne l'hypersensibilité due au changement.
On a coutume de dire que la première fleur "découverte" par Edward fut
Impatience puisqu'il entrait parfaitement dans ce patron, celui d'un homme impatient, irritable, rapide, qui cherche la solitude afin de ne pas supporter la lenteur d'autrui.
De fait, si certaines essences sont requises de façon circonstancielle (comme par exemple
Sweet Chestnut, -le
Chataîgner Doux- qui travaille l'angoisse extrême), d'autres décrivent une personnalité dans laquelle l'on peut aisément se reconnaître, comme
Impatiens.
Ces fleurs conviennent à tous, tant aux enfant qu'aux nouveaux-nés, aux femmes enceintes et gens dans le coma, aux plantes comme aux animaux. Elles sont compatibles avec n'importe quel traitement ou thérapie et sont un moyen doux et naturel d'accompagneent vers le chemin de la connaissance de soi, ce que l'on est réellement derrière les couches de traumatismes ou mauvaises expériences.
À partir de la création de ce système, on commença à en élaborer d'autres, tout aussi bons et efficaces que l'original et chacun avec sa spécificité. Il existe donc des systèmes de Californie, du Bush australien, des déessses égyptiennes, des orchidées des Pyrénées etc.
Je concluerai en fin par cette phrase de Bach: "
La maladie, bien qu'en apparence cruelle, est en soi bénéfique puisqu'elle existe pour notre propre bien, et, si on l'interprête correctement, elle nous guidera vers nos erreurs existentielles".