lunes, 12 de septiembre de 2011

Lutter ou ne pas lutter? Entre moulins et géants.

Je me permets à présent de vous parler d'un problème rencontré maintes fois au long de ma modeste expérience dans le champ de la thérapie florale. Loin de vouloir théoriser ce que d'autres ont parfaitement fait, je soulignerai seulement quelques idées qui me sont venues à l'esprit lors de sessions thérapeutiques.
Ces commentaires ont un lien direct avec l'état d'esprit compétitif et guerrier de notre société occidentale (pour ne mentionner que la nôtre).
Sans vouloir critiquer le désir de tout un chacun de "faire mieux", chose que je trouve admirable, je voudrais insister sur le fait que, souvent, cela entraîne un mal pire: l'inflexibilité tant psychique que physique.
Malgré les discours politiquement corrects sur la tolérance, j'ai bien peur qu'il ne faille admettre que nous tolérons de moins en moins la vie, son sens et ses inconvénients: la maladie, l'impuissance, la vieillesse et son but ultime qu'est la mort. Ces évènements (pas des plus agréables, je l'admets) font partie intégrante de l'existence et les nier équivaut à nier ipso facto la vie en elle-même.
Appelons cela intransigeance ou inflexibilité, peu importe. Là où je veux en venir, c'est que l'être humain (occidental en tout cas) semble de moins en moins disposé à prendre la vie telle qu'elle est, obsédé qu'il est par les concepts de victoire et défi. De là, une lutte contre vents et marées qui ne lui apporte, à mon sens que paralysie et rigidités, justement. C'est justement cette idée de résistance absolue qui l'empêche d'avancer et qui a un effet pernicieux sur sa santé physique et mentale.
Entendons-nous bien: lutter est noble (la fleur OAK, le Chêne) et résister (RWA, L'eau de Roche) nécessaire mais céder et se déclarer vaincus au bon moment est aussi sage et salutaire.
Nous devrions pouvoir évaluer quand la lutte est indispensable ou non afin d'épargner notre temps, énergie et santé. J'ai trop souvent vu des patients victimes d'une paralysie physique pour ne pas avoir accepter la déroute.
Je vous passe les clichés: "Le roseau plie mais ne rompt pas", "On perd une bataille, pas la guerre", certes vraix d'ailleurs, pour souligner que "perdre" est sain parce qu'il nous retire un poids, nous allège et nous oblige à réfléchir. Ne serait-ce pas là quand même une petite victoire?
Souvent, nous voyons des géants là où il n'y a que des moulins à vent. C'est à ce moment qu'intervient l'essence afin de nous dire si la lutte est nécessaire ou la débandade recommandée parce quelle nous donne un accès direct à notre intuition (CER, Cerato) qui sait, ELLE, distinguer un géant d'un moulin.
Lutter ou ne pas lutter, c'est là la question! Mais ne laissons pas notre santé dans des combats inutiles contre des ennemis imaginaires puisque, soit dit en passant, notre pire ennemi est toujours soi-même.
"Que Dieu m'accorde la sérénité pour accepter ce que je ne peux pas changer; le courage de changer ce que je peux changer; et la sagesse de distinguer la différence entre les deux" (Reinhold Nieburth).

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