Le système floral de Bach comprend trente-huit fleurs et chacune d’elles nous enseigne quelque chose à travers sa façon de croître, de se nourrir ou de lutter contre les intempéries.
Ces leçons sont des exemples à prendre en compte. Je vous parlerai dès lors de deux arbres de ce système que je trouve significatifs : le saule et le pin.
Le Saule (WILLOW) nous donne la fleur qui combat la rancœur et la « victimisation », attitude si fréquente, résumée par « pauvre de moi ».
En effet, le saule s’y connaît en ressentiment et c’est raison, lui qui a toujours été soumis à la taille sauvage et à l’industrialisation. Il en souffre d’ailleurs encore aujourd’hui puisqu’on continue à un couper branches et tronc afin de le faire pousser différemment, contre sa nature dirons-nous.
Je ne vous cache pas la pertinente analogie avec un certain type d’éducation que bon nombres d’entre nous ont subie (ou subissent encore) aux mains d’une société intolérante, cupide, matérialiste et superficielle. Aux mains également de parents ou familles qui, de bonne foi, nous obligent à suivre un chemin qui n’est pas toujours le nôtre, en imposant une carrière, rejetant les partenaires ou critiquant notre mode de vie.
Bref, tout un chacun peut sans cesse reprocher un chapelet de frustrations à son entourage, sans parler même des traumatismes et maladies qui nous guettent.
Je voudrais cependant rappeler un détail important (sans insister sur le fait nous formons tout de même partie des plus privilégiés de cette planète) : c’est uniquement en acceptant nos limites (les « déterminismes » sartriens) que nous serons un tant soit peu libres, malgré les injustices vécues.
Le saule est donc un arbre-modèle parce qu’il donne toujours le meilleur de soi, et cela malgré les abus dont il est victime. Et en arrive même à pousser, fleurir et embellir dans les endroits les plus incongrus sans rien perdre de son envie de vivre.
Le deuxième arbre très « parlant « est le Pin (PINE), exemple idéal vu la saison. Arbre hivernal, donc, du froid, des cendres, de la mort et la culpabilité. Ce n’est certes pas un hasard si, dans notre culture, apparaît en décembre un vieillard qui punit ou récompense, c’est selon…
Reconnaître notre culpabilité est non seulement sain mais nécessaire.
Néanmoins, il est indispensable de limiter ce processus pour avancer sans porter une croix constante, fort de notre feu et de notre lumière et c’est exactement ce que fait le sapin.
Malgré l’hiver et la culpabilité, il se maintient intègre avec son entière et magnifique frondaison et, à l’instar du saule, offre le meilleur de lui-même pendant une époque difficile.
La culpabilité est compagne du pardon, ne le perdons pas de vue, et la lumière qui émane du pin (qu’elle soit électrique ou naturelle) nous affirme que vivre en vaut la peine.
Ainsi, ces deux arbres nous placent en face de notre responsabilité et notre lumière intérieure, ce en quoi nous devrions fermement croire.
Je citerai finalement Epicure pour clore cette réflexion : « Accuser autrui de ses propres malheurs est une preuve d’ignorance humaine; s’accuser soi-même signifie commencer à apprendre; n’accuser ni autrui ni soi-même est la vraie sagesse ». Isabelle TOUSSAINT
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