Je me permets à présent de vous parler d'un problème rencontré maintes fois au long de ma modeste expérience dans le champ de la thérapie florale. Loin de vouloir théoriser ce que d'autres ont parfaitement fait, je soulignerai seulement quelques idées qui me sont venues à l'esprit lors de sessions thérapeutiques.
Ces commentaires ont un lien direct avec l'état d'esprit compétitif et guerrier de notre société occidentale (pour ne mentionner que la nôtre).
Sans vouloir critiquer le désir de tout un chacun de "faire mieux", chose que je trouve admirable, je voudrais insister sur le fait que, souvent, cela entraîne un mal pire: l'inflexibilité tant psychique que physique.
Malgré les discours politiquement corrects sur la tolérance, j'ai bien peur qu'il ne faille admettre que nous tolérons de moins en moins la vie, son sens et ses inconvénients: la maladie, l'impuissance, la vieillesse et son but ultime qu'est la mort. Ces évènements (pas des plus agréables, je l'admets) font partie intégrante de l'existence et les nier équivaut à nier ipso facto la vie en elle-même.
Appelons cela intransigeance ou inflexibilité, peu importe. Là où je veux en venir, c'est que l'être humain (occidental en tout cas) semble de moins en moins disposé à prendre la vie telle qu'elle est, obsédé qu'il est par les concepts de victoire et défi. De là, une lutte contre vents et marées qui ne lui apporte, à mon sens que paralysie et rigidités, justement. C'est justement cette idée de résistance absolue qui l'empêche d'avancer et qui a un effet pernicieux sur sa santé physique et mentale.
Entendons-nous bien: lutter est noble (la fleur OAK, le Chêne) et résister (RWA, L'eau de Roche) nécessaire mais céder et se déclarer vaincus au bon moment est aussi sage et salutaire.
Nous devrions pouvoir évaluer quand la lutte est indispensable ou non afin d'épargner notre temps, énergie et santé. J'ai trop souvent vu des patients victimes d'une paralysie physique pour ne pas avoir accepter la déroute.
Je vous passe les clichés: "Le roseau plie mais ne rompt pas", "On perd une bataille, pas la guerre", certes vraix d'ailleurs, pour souligner que "perdre" est sain parce qu'il nous retire un poids, nous allège et nous oblige à réfléchir. Ne serait-ce pas là quand même une petite victoire?
Souvent, nous voyons des géants là où il n'y a que des moulins à vent. C'est à ce moment qu'intervient l'essence afin de nous dire si la lutte est nécessaire ou la débandade recommandée parce quelle nous donne un accès direct à notre intuition (CER, Cerato) qui sait, ELLE, distinguer un géant d'un moulin.
Lutter ou ne pas lutter, c'est là la question! Mais ne laissons pas notre santé dans des combats inutiles contre des ennemis imaginaires puisque, soit dit en passant, notre pire ennemi est toujours soi-même.
"Que Dieu m'accorde la sérénité pour accepter ce que je ne peux pas changer; le courage de changer ce que je peux changer; et la sagesse de distinguer la différence entre les deux" (Reinhold Nieburth).
lunes, 12 de septiembre de 2011
Lutter ou ne pas lutter? Entre moulins et géants.
La vision du monde
À ceux qui me demandent à quoi servent les fleurs de Bach, j'insisterai sur une chose très utile et pragmatique: les fleurs nous aident à assimiler la réalité.
Les essences ne transforment pas le monde mais elles modifient notre façon de le voir. Les "tragédies" ou tracas arrivent également avec ou sans fleurs, cela va sans dire, mais au lieu d'être des bombes qui nous détruisent, elles se convertissent en une fine pluie de laquelle nous pouvons nous protéger grâce à un parapluie.
Bien entendu, certaines personnes possèdent déjà cette capacité sans avoir à recourrir aux fleurs mais l'on peut d'ores et déjà affirmer que ces dernières aident une majorité à arriver à la sérénité qui découle de l'acceptation des faits.
En effet, celui qui parvient à suivre son intuition et à rester intègre malgré les malheurs est celui qui accepte la réalité, non celui qui la refuse.
La différence est importante: la résignation est négative et génère de la rancoeur (émotion traitée par WIL, le saule), de la fragilité généralisée et un manque de volonté (CEN, la Centaurée). Le terme vient du latin resignare, voulant dire "rendre, annuler". L'acceptation, au contraire, vient de accipere qui signifie "accepter, accueillir". C'est donc accueillir la vie telle qu'elle se présente, faisant front aux malheurs, qui, avec le temps, seront remémorés souvent comme des étapes et non des épreuves.
Il semble que je parle d'une tâche irréalisable. Néanmoins, ceux qui ont déjà pris des fleurs de Bach après un traumatisme savent que c'est tout à fait possible. Les fleurs traitent en effet les émotions sans nécessité de discours rationnel, elles vont droit au coeur de la question et de la personne pour lui permettre d'assimiler les épisodes douloureux pourvus d'une plus grande sagesse, revenant à dire grosso modo: "Ça s'est passé mais c'est du passé". Là, le négatif donne une leçon et le positif se conserve, bien sûr.
L'assimilation est probablement la seule façon de continuer à avancer de manière plus ou moins positive, c'est le rôle de l'essence STB, la spécialiste des traumatismes et shocks en tout genre; ou bien le patron de WAL, qui travaille l'adaptation.
De cette attitude dépend notre santé: la rancoeur se grave dans le corps et nous ronge. Mieux vaut donc l'éliminer en adoptant une vision différente de la vie.
Par conséquent, il n'est pas exagéré de dire que le système floral de Bach change notre perception, notre vision du monde, sans avoir à porter des lunettes à verres roses.
J'illustrerai mon propos par une magnifique phrase de Schweitzer: "La plus grande découverte de tous les temps, c'est que les êtres humains peuvent modifier leur vie en modifiant l'attitude de leur esprit".
Les essences ne transforment pas le monde mais elles modifient notre façon de le voir. Les "tragédies" ou tracas arrivent également avec ou sans fleurs, cela va sans dire, mais au lieu d'être des bombes qui nous détruisent, elles se convertissent en une fine pluie de laquelle nous pouvons nous protéger grâce à un parapluie.
Bien entendu, certaines personnes possèdent déjà cette capacité sans avoir à recourrir aux fleurs mais l'on peut d'ores et déjà affirmer que ces dernières aident une majorité à arriver à la sérénité qui découle de l'acceptation des faits.
En effet, celui qui parvient à suivre son intuition et à rester intègre malgré les malheurs est celui qui accepte la réalité, non celui qui la refuse.
La différence est importante: la résignation est négative et génère de la rancoeur (émotion traitée par WIL, le saule), de la fragilité généralisée et un manque de volonté (CEN, la Centaurée). Le terme vient du latin resignare, voulant dire "rendre, annuler". L'acceptation, au contraire, vient de accipere qui signifie "accepter, accueillir". C'est donc accueillir la vie telle qu'elle se présente, faisant front aux malheurs, qui, avec le temps, seront remémorés souvent comme des étapes et non des épreuves.
Il semble que je parle d'une tâche irréalisable. Néanmoins, ceux qui ont déjà pris des fleurs de Bach après un traumatisme savent que c'est tout à fait possible. Les fleurs traitent en effet les émotions sans nécessité de discours rationnel, elles vont droit au coeur de la question et de la personne pour lui permettre d'assimiler les épisodes douloureux pourvus d'une plus grande sagesse, revenant à dire grosso modo: "Ça s'est passé mais c'est du passé". Là, le négatif donne une leçon et le positif se conserve, bien sûr.
L'assimilation est probablement la seule façon de continuer à avancer de manière plus ou moins positive, c'est le rôle de l'essence STB, la spécialiste des traumatismes et shocks en tout genre; ou bien le patron de WAL, qui travaille l'adaptation.
De cette attitude dépend notre santé: la rancoeur se grave dans le corps et nous ronge. Mieux vaut donc l'éliminer en adoptant une vision différente de la vie.
Par conséquent, il n'est pas exagéré de dire que le système floral de Bach change notre perception, notre vision du monde, sans avoir à porter des lunettes à verres roses.
J'illustrerai mon propos par une magnifique phrase de Schweitzer: "La plus grande découverte de tous les temps, c'est que les êtres humains peuvent modifier leur vie en modifiant l'attitude de leur esprit".
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domingo, 11 de septiembre de 2011
Fleurs et entourage
Fleur et entourage.
Ceux qui ont essayé la kinésiologie appliquée aux fleurs de Bach savent que cette méthode leur donne les fleurs qui correspondent ou bien à leurs traumatismes passés, aux circonstances actuelles (ce qui reviendrait à dire que le problème est le même mais je ne m’attarde pas) ou bien aux comportements ou traits de caractère qu’ils devraient “modifier” afin d’améliorer leur vie et leur santé.
Au delà de ça, il est intéressant de rappeler ou de préciser que, parfois, nous devons prendre la fleur bien que le « défaut » ou trait de caractère ne soit pas présent en nous mais parce que nous devons nous affronter de très près à quelqu’un qui l’a bel et bien.
Je m’explique : la fleur de VINE (Vigne) peut vous être nécessaire sans que vous soyez nécessairement autoritaire, inflexible ou d’une intolérance exagérée. A part le fait que personne ne reconnaît l’être (ce n’est pas, vous vous en doutez, la fleur la plus positive du système) et que nous le sommes tous (sinon envers les autres, en tout cas envers nous-mêmes), j’ai pu constater nombres de fois que le patient devait s’affronter quotidiennement à une personne tyrannique (ou perçue comme telle).
En prenant cette fleur, le patient peut mieux « se défendre » (s’affirmer) contre celui qui l’ »envahit ».
Depuis que j’ai eu la chance de travailler avec les fleurs de Bach, j’ai pu observer que les fleurs les plus fréquentes dans ces cas-là, suivant mon humble expérience, sont les suivantes : la Vigne (VINE), CHERRY PLUM (Prunier Myrobolan) et Chicorée (CHICORY).
J’ai déjà commenté brièvement VINE, parlons donc de sa sœur, CHICORY . Elle traite souvent de femmes, mères possessives qui recourent au chantage émotionnel pour conserver la (soit-disant) affection de leurs enfants. C’est donc une fleur essentiellement féminine, ce qui n’empêche pas que les hommes en aient besoin tout comme VINE est essentiellement masculine mais peut se donner à des femmes.
J’ai dit auparavant que ces fleurs étaient « sœurs » parce qu’elles ont des points communs indéniables, bien qu’elles aient aussi des différences énormes que je n’expliquerai pas ici.
C’est de toute façon une bonne indication sur l’entourage du patient, comme le problème qu’il a avec sa mère laquelle envahit son territoire. Auquel cas, la Chicorée aide à couper les liens maternels lourds.
La dernière fleur, dont j’ai parlé dans un article antérieur, est CHERRY PLUM: la fleur de la peur de perdre le contrôle, de devenir fou, utile lors que quelqu’un de la famille a tenté ou réussi à se suicider.
L’on peut donc constater que, au delà de la nécessité directe de chaque patient, la fleur peut nous aider à y voir plus clair dans l’entourage familiale.
J’insisterai donc également sur le rôle des thérapies ou autres constellations familiales afin d’éclairer le rôle de chacun dans la dynamique du noyau familial.
Il m’arrive d’entendre les gens me dire « C’est inutile que je fasse ceci ou ça, ma famille ne changera pas, mon père est comme il est, ma mère aussi ». Il s’agit ici moins de changer nos parents que de les accepter tels qu’ils sont tout en se protégeant intelligemment.
Ce que j’ai pu dès lors noter, c’est que une fois que le patient prend une de ces fleurs, son entourage change parfois radicalement, non seulement grâce à la perception de la personne envers les siens (chose que le fleurs peuvent éclairer également) ou simplement parce que, voyant son repositionnement ferme, les membres du noyau familial se voient obligé à modifier leur attitude et il est fort possible que les invasions intempestives cessent ou diminuent.
Courage, donc : votre entourage n’est pas immuable, il n’est jamais trop tard, vous formez partie du processus !
Photo: Isabelle Toussaint
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